Ça vaut le coup !

Cela vaut toujours la peine de s'attacher à l'Unité, de la mettre en premier dans notre vie.






Le sage pratique le non-agir* et savoure ce qui est sans saveur**. Il regarde toutes choses, grandes ou petites, nombreuses ou rares avec le même regard. Il répond aux injures par le détachement, la sérénité.
Il fait ce qui est difficile en commençant par le plus simple. Les choses les plus compliquées ont nécessairement commencé par être simples : toutes choses prennent leurs origines dans ce qui est simple***, le Tao. (chapitre 63 du Tao-Te-King)




* Pour La Voie d’aujourd’hui on aurait écrit : « Le sage pratique le Service », puisque le non-agir est le Service (un des trois piliers de la pratique), cette méditation dans l'action.
** Ce qui est sans saveurs, sans couleurs, sans formes est le Tao. Savourer le Tao se rapporte encore au non-agir, au lâcher-prise méditatif.
*** Simple signifie unique, dans le sens du contraire de pluriel. L'unité avant le compliqué, avant le pluriel. Le Tao est l'Unité, le simple. Beaucoup de traductions parlent de facile, aisé.




On peut lire dans le Tao-Te-King qu’il est plus simple de lâcher que de tenir… c’est bien vrai, tenir, s’accrocher demande plus d’énergie, est plus difficile que d’ouvrir les poings et de se laisser tomber dans le bonheur de la Béatitude !

Quand on le fait comme on l’a appris sur la Voie, on se rend compte que c’est facile de lâcher-prise, que c’est tout bête et que ça vaut toujours le coup de lâcher, que ça ne vaut pas la peine de rester accrocher à ses idées, à ses concepts, ses traumatismes, à ses peurs qui finissent par nous faire souffrir.


Lâcher-prise est ce qu’il y a de mieux qu’on puisse faire. Sur la voie, nous avons une technique infaillible pour lâcher-prise véritablement et de se fait le reste tombe tout seul. Ce n’est pas si évident à admettre que de pratiquer cette technique, de la faire, de ne pas en sortir permet de se détacher du reste et que finalement on s’en fiche un peu de quoi on se détache, ce n’est plus ce qui compte mais de rester dans la Paix intérieure.

Si on commence à ouvrir les poings en pratiquant la technique apprise et qu’en même temps on se demande pourquoi et comment et à penser qu’on était pas si attaché que ça, qu’on pourrait bien en garder un peu après tout etc. etc. ce n’est plus du détachement !

C’est quand on lâche «sérieusement» par la pratique de la technique et en restant dans le non-agir que l'on peut se détacher véritablement. Si par hasard, cet attachement revient, on recommence. Je me souviens au début de la pratique, avoir eu des va-et-vients très nombreux pour rester attachée mais avec le temps et l’expérience, c’est plus évident, c’est devenu un peu une manière de vivre de ne pas s’attacher à ses pensées mais de rester attachée à la Paix, à la Béatitude, au sourire-intérieur par la technique.

C’est ce qu’on peut ressentir quand on la fait bien et qu’on est centré, qu’on baigne dedans alors on a tous ces bénéfices de la Vertu du Tao qui sont la Paix, la sérénité, la joie, la douceur ! C’est fabuleux d’avoir la Conscience imprégnée de cette Vertu et de pouvoir vivre sa vie en même temps avec ces hauts et ces bas.

On prend les problèmes les uns après les autres comme on est en train de vivre en ce moment avec la voiture de l’ashram. On doit faire ce qu’il faut, aussi faire respecter ses droits mais cela n’empêche pas le faire dans le non-agir. Sans se prendre la tête, ni psychoter, on doit faire ce qu’on a à faire et la Grâce accomplit le reste. D’y penser n’apporte rien…. sinon de nous éloigner de l'endroit en soi ou on aime tant être.

Ce qui est le plus important est de rester conscient de  cette part de divin qui est en nous, c’est ça qui est le plus important, le faire passer Lui en premier doit toujours être notre principal souci ! Être en lui le plus possible et garder notre Conscience rassemblée sans la laisser partir dans tous les sens. Il est si facile dans une journée de s’éparpiller et le soir on rame, on est perdu, on ne sait plus où on en est. Il est important de se rassembler au cours de la journée.

Ce qui compte est d’y être et d’y rester quelque soient les événement de la journée qui peuvent nous sortir, nous happer dans leurs tourbillons. Ça ne vaut jamais la peine d’être pris hors de soi, c’est toujours en soi que ça vaut la peine d’être et de rester.

Nous avons une méthode pour ça.


Satsang sur le même thème écris par le maître de la Voie

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