mardi 5 octobre 2021

On a le choix

#satsang #bonheur #méditation #spiritualité #yoga #zen
On a le choix



 On a le choix, toujours.

Je préfère entendre les oiseaux gazouiller plutôt que le bruit des voitures qui passent. J'ai le choix. Je peux porter mon attention sur l'un ou sur l'autre. Qu'est-ce qui me fait le plus de bien ? M'énerver sur le bruit des voitures et des camions qui passent ? Sur le gouvernement qui ne fait rien pour réduire le prix de l'autoroute afin que les camions ne passent plus sous mes fenêtres ? Garder cette rancœur au fond de moi et la projeter sur un autre désagrément dès qu'il pointe son nez, et il y en a à la pelle sur les réseaux sociaux ? 

Ou est-ce que je préfère m'émerveiller à écouter le chant de oiseaux, ressentir dans ma poitrine un sourire intérieur s'ouvrir et plonger dans la conscience de la Béatitude.....m'apercevoir que leur chant prend le dessus, qu'il devient plus prégnant que le bruit des voitures. Les oiseaux me mettent dans un état de conscience que j'aime et j'y reste en pratiquant le Saint-Nom.

J'ai toujours le choix de voir le noir ou le blanc. Le pire ou le meilleur

Et quand je vois le meilleur je me rends compte qu'il est en parfaite harmonie avec la paix intérieure, avec l'Harmonie suprême. Non, ce n'est pas étrange, c'est normal.

Parfois un nuage plus noir que les autres vient obscurcir un peu le ciel bleu. Mais le ciel tout entier n'est pas noir !

Alors, je me tourne, là ou le ciel est bleu en moi et je retrouve la Paix que j'aime tant.

J'ai toujours le choix

vendredi 10 septembre 2021

En vérité

En vérité



Quand je suis consciente de toi, 
je sais que je suis au bon endroit.


Je contemple ta lumière à l’intérieur de moi, 
et je sais que c’est là que je dois être.

Tu es mon père, mon frère, mon ami, mon tout

J’entends ta musique carillonner 
et je sais que je suis au bon endroit à l’écouter.

Tu me remplis de joie, de paix, de satisfaction, 
tu me combles plus que ce que je ne peux imaginer.

Imaginer, penser, croire en Toi ne sert à rien. 
C’est dans la conscience de toi que je trouve ton Amour.

Tu es mon tout, toujours et partout.

Le meilleur endroit pour vivre mon existence 
est en conscience de Toi. Tout prend un sens.

Tu remplis le vide de ta présence 
et tout s’éclaire d’un coup. 

La vérité devient évidente 
à la Lumière de ton Amour.


dimanche 8 août 2021

Savoir plutôt que croire

 

Savoir plutôt que croire

 

Comment fait un bouddhiste pour être sûr de pratiquer ce que bouddha Gautama enseignait ? Comment fait un chrétien pour être sûr de pratiquer ce que Jésus enseignait ? Et un taoïste, et les autres ? Est-il suffisant de se référer à un livre dont les interprétations sont légion ? Est-il suffisant de se baser sur une tradition ? Est-il suffisant de croire ?

 

 

J’ai un esprit un peu scientifique, je préfère savoir plutôt que croire. L’expérience de la plus profonde paix intérieure, de la satisfaction parfaite, de l’accomplissement de sa destinée ne peut venir de croyances aussi belles soient-elles. Jésus disait : « Tu reconnaîtras l’arbre à ses fruits. » (Matthieu 7:16) Mais de quels fruits parlait-il ? Il parlait aussi de redevenir comme un petit enfant, de mourir au vieil homme. (Jésus et Nicodème, Jean 3 : 1à21)

 

 

La connaissance intime de Dieu, par la pratique quotidienne d’une sadhana* qui me permet de rester en communion le plus souvent et le plus longtemps possible est la réponse à toutes ces questions. L'amour de Dieu est la réponse. Il ne laisse aucune interprétation possible, à condition de se soumettre à la pratique d'une spiritualité joyeuse et libératrice.

 

* Sadhana: mot sanskrit signifiant "ce qu'il faut faire" et désignant l'ensemble de ce qui fait une pratique spirituelle.

 

 

Les difficultés de la vie ne sont pas là pour nous faire avancer ! On peut les aplanir, ne pas se laisser envahir par les souffrances mentales. Il est moyen de ne pas subir les réactions à nos pensées, nos paroles et nos actes. La vie peut être simple, magique et le vrai bonheur est accessible. L’âme a besoin de nourriture, la pratique de La Voie lui donne la nourriture dont elle a tant besoin.

 

 

Extrait d'un texte sur les qualités se développant par une pratique authentique : « Absence de crainte, simplification, constance, maîtrise de soi, dédication, sobriété, simplicité, non-violence, vérité, maîtrise, détachement, sérénité, compassion, absence de convoitise, douceur, modestie, détermination, vigueur, pardon, force morale, pureté, absence d'envie des honneurs. » (Chant de l’éveillé 14.1-3 ou Bhagavad-Gîtâ 16.1 à 3).

 

 

Ces qualités, ces vertus viennent quand on fréquente, en soi, régulièrement, l'énergie de Dieu qu'il met en chaque chose, en chaque être vivant. Sur La Voie, on nomme cette énergie le Saint-Nom ou Verbe, d'autres la nomment « vertu du Tao », « Satnam ». On peut connaître ce « Saint-Nom » par la méditation, assis sur son coussin, les yeux fermés, uniquement attentif à lui (le Saint-Nom). On peut aussi se connecter à ce Saint-Nom les yeux ouverts, tout en vaquant à ses occupations, c'est le service, deux des quatre piliers de La Voie, de sa sadhana ou agya.



 



 

dimanche 25 juillet 2021

Pourquoi les sikhs sont gentils

 

Pourquoi les sikhs sont gentils

La religion Sikh est la cinquième du monde, fondée sur la base de l'enseignement de guru Nanak (1469-1539) et surtout fondée par son successeur, désigné par lui, guru Angad (1504-1552). Le sikhisme est une religion « dharmique », comme l'hindouisme, le bouddhisme et le jaïnisme. Guru Nanak était un éveillé, ou un bouddha (le mot bouddha signifie éveillé). Il a connu l'éveil, de la même façon que tous les éveillés, c'est-à-dire en fondant sa conscience dans le Tout, par la méditation, c'est ce que l'on appelle le « nirvikalpa-samadhi ». La Voie, et son guru, Sri hans Yoganand ji, reconnaissent guru Nanak comme un de leurs anciens maîtres-parfaits (satguru).

 

 

Comme sri Gautama, du clan des Sakyas, n'était pas bouddhiste, comme Lao-Tseu n'était pas Taoïste, comme Jésus n'était pas chrétien, guru Nanak n'était pas sikh. Les religions apparaissent après la disparition du maître vivant qui les inspirent. C'est pourquoi, dans les religions, celles qui ont été fondées avec une base d'enseignement délivré par un satguru, ou maître éveillé, on trouve des traces de cet enseignement. Mais l'enseignement d'un maître éveillé ne peut être suivi que délivré par ce maître vivant.

 

 

Le sikhisme

 

 

Les sikhs révèrent dix gurus historiques, leur doctrine se base sur les enseignements successifs de ces dix gurus, Nanak, l'éveillé et ses neufs successeurs, qui eux ne l'étaient pas nécessairement. Être « éveillé » n'est pas un titre, mais un état de conscience provoqué par le « nirvikalpa-samadhi », ou fusion dans le Tout. Les sikhs ont un onzième guru, le livre « Siri Guru Granth Sahib ». En considérant ce livre-saint comme un guru, les sikhs contournent la difficulté d'avoir un éveillé véritable, ayant connu le nirvikalpa-samadhi, mais un livre ne peut pas parler ni répondre contredire un disciple, ou sikh, puisque ce mot signifie « disciple ».

 

 

La seva

 

 

Ce texte n'a pas pour vocation d'enseigner la doctrine sikh, ni l'histoire du sikhisme mais de mettre l'accent sur une tradition des sikhs, particulièrement caractéristique de cette religion et de ses croyants : la « seva », ou service désintéressé. Cette tradition n'existe pas seulement pour le sikhisme, le siddha-yoga, par exemple, a la « seva » comme pilier essentiel à sa sadhana. « C’est la seva qui accélère la sadhana et qui éclaire le chemin qui mène à Dieu. » (l'enthousiasme, par swami Chidvilasananda). Mais dans le siddha-yoga, la « siva » correspond au « service », qui est un des quatre piliers de La Voie et qui consiste à faire tout ce que l'on a à faire, dans la journée, en restant centré sur le « Soi » véritable. Sur La Voie, nous avons une technique de méditation particulière qui permet de faire ça. La tradition de la « seva » est nommée, sur La Voie, le « service ».

  

 

Article de

Jasreen mayal Khanna

 

 

Ce qui suit est extrait d'un article de Jasreen Mayal Khanna qui nous explique pourquoi les sikhs sont des bienfaiteurs invétérés, par l'observance de leur tradition de la « seva ». Sur n'importe quelle scène de catastrophe, vous trouverez des volontaires sikhs, nourrissant les migrants, aidant les victimes d'émeutes et reconstruisant des maisons après des tremblements de terre.

 

De la crise des Rohingyas, au Myanmar, aux attaques terroristes de Paris, des marches des agriculteurs, en Inde, aux manifestations en Amérique contre le meurtre de George Floyd, les membres de cette communauté de 30 millions de personnes dans le monde, ont pour tradition d'aider de parfaits inconnus dans les moments les plus sombres.

 

Au cours de la pandémie, ils ont atteint de nouveaux sommets. Dans l'ouest de l'Inde, au Maharashtra, un « gurdwara » (ashram et lieu de culte sikh), a nourri deux millions de personnes en dix semaines l'année dernière. D'autres gurdwaras, en Inde, ont fondu l'or qu'ils avaient collecté, au cours des cinquante dernières années, pour créer des hôpitaux et des collèges médicaux. Des ONG sikhes ont mis en place des « langars d'oxygène » (Les « langars » sont les cuisines communautaires des gurdwaras) pour fournir gratuitement de l'oxygène à la population, alors que l'Inde haletait et vacillait à cause de la deuxième vague mortelle de coronavirus.

 

 

Pourquoi

cette gentilesse des sikhs ?

 

 

Comment les sikhs sont-ils devenus les bons samaritains du monde ? La plupart des religions recommandent à leurs adeptes d'aider les autres et de faire le bien, mais comment les sikhs sont-ils passés de la parole aux actes ? Cela remonte à leur fondateur, Guru Nanak, qui prêchait que le service désintéressé, ou « seva » et le travail acharné sont aussi importants que la prière. Ceci dit, je ne suis pas sûr que guru Nanak ait donné à la seva le même sens que ses successeurs. On a vu, plus haut, que le siddha-yoga pratiquait aussi la seva, sans lui donner cette connotation altruiste, qu'elle était une pratique spirituelle consistant à agir tout en restant centré sur le Soi véritable.

 

Sur La Voie, le service (un des quatre piliers de la pratique, ou sadhana) la siva est nommée le « service » et le service n'est pas « rendre service » mais, comme pour le siddha-yoga, le fait d'agir en conscience du Saint-Nom. « Faire tout dans le Saint-Nom est service, le non-agir. » (Bhaktimàrga, ou le livre de La Voie, 2-3-6). Le service est le non-agir, un autre maître-parfait (éveillé) de La Voie en a parlé ; Lao-Tseu : « Celui qui a réalisé, agit dans le non-agir, détaché des fruits de ses actes, conscient de l'Unité du Tout. » (Tao-Te-King, extrait de 1.2)

 

Il semble que les sikhs, après la disparition de guru Nanak et au fur et à mesure du temps et des enseignements des neuf gurus successeurs de Nanak, le service, ou non-agir ou « seva », soit devenu autre chose : rendre service. Lorsque les sikhs visitent le gurdwara (ashram), ils passent du temps devant le livre saint, à remercier et à prier, mais ils consacrent tout autant de temps à aider à préparer et à servir les « langars » ou repas, à s'occuper des chaussures des dévots et à nettoyer les locaux. Dans les ashrams de La Voie, en Inde, les visiteurs, pratiquants ou aspirants, font la même chose, à ceci près que le plus important, c'est la concentration sur le Soi profond plus que le côté désinteressé de l'action, même si cette facette est importante.

 

Les temples sikhs ne sont donc pas seulement des lieux de culte, ce sont des cuisines communautaires, des refuges pour sans-abri et des centres communautaires, un endroit où l'on peut se sentir chez soi si l'on n'en a pas. En faisant de la « seva » un des piliers essentiels de leur sadhana, Guru Nanak et ses successeurs ont inscrit le service dans leur ADN. C'est pourquoi Baljinder Singh, vendeur de légumes sikh, passe tous les vendredis après-midi, depuis 40 ans, à s'occuper des chaussures des musulmans qui prient dans sa mosquée locale au Pendjab. « Pour moi, l'humanité est au-dessus de toute religion », dit-il.

 

 

Les bienfaits

de la générosité

 

 

Des études montrent que le fait de détourner notre attention de nos propres problèmes, pour aider les autres, peut faire des merveilles pour notre santé mentale. Le fait de donner est associé à des avantages : baisse de la tension artérielle, diminution du taux de mortalité, amélioration de l'humeur et augmentation des marqueurs du bonheur. Ceci dit ce n'est pas le but de la spiritualité, le but est la réalisation de notre venue sur Terre, dans cette incarnation et ce but n'est pas de rendre service aux autres mais de se libérer du cycle des incarnations par la réalisation. Mais s'entraider, entre frères humains, ne peut pas faire de mal et, quand on fait du bien aux autres, il en résulte toujours l'expérience d'une grande satisfaction.

 

Il y a aussi quelque chose de puissant et d'apaisant dans le fait de travailler à la main. Parlez aux fileurs de fils de pashmina (laine de chèvres des hautes altitudes) ou aux fabricants de pinceaux de maquillage japonais ; ils comparent leur travail minutieux à une sorte de méditation. L’ébéniste travaillant à la restauration d'un meuble ancien et précieux, un horloger, un luthier, bref, toute personne focalisant toute son attention de façon importante, ressent la paix du dedans venir à la surface de leur conscience et en éprouvent de la joie, que l'on peut nommer béatitude.

 

 

L'altruisme des sikhs

 

 

Un autre exemple de l'altruisme des sikhs, même si des chrétiens, des athées peuvent montrer les mêmes dispositions, celui de Nisharat Kaur Matharu, 97 ans, qui a cuisiné dans un refuge pour sans-abri à Southall, à Londres, pendant la pandémie. Une autre sikh, madame Matharu a atteint l'âge où elle pourrait se reposer, mais elle pense que tant que vos mains et vos pieds fonctionnent, vous devez les utiliser au service des autres. Le travail est donc son remède, son élixir de jouvence.

 

Il y a aussi le sikh danseur Hasmeet Singh Chandok, que l'on prenait souvent pour un musulman, en Nouvelle-Écosse où il vit. Pour sensibiliser les gens, il a commencé à réaliser des vidéos de bhangra (danses folkloriques indiennes du Penjab) qui sont devenues virales. Au lieu de devenir amer, il a aidé les autres et a trouvé le bonheur lui-même. Le but de la spiritualité n'est pas d'être heureux, mais d'être heureux ne fait pas de mal !

 

La bonté est quelque chose de pratique. Les sikhs prient quotidiennement pour deux choses. La première est « sarbat da bhalla » ou le bien-être de tous et, ce faisant, ils acceptent tous les êtres comme dignes. C'est la racine du « seva » selon le sikhisme et la raison pour laquelle les gurdwaras sont ouverts à tous.

 

La seconde est la positivité éternelle, ce qu'ils appellent « chardi kala ». « Le chardi Kala est synonyme de « résilience », le symbole de la force, du courage face à l'adversité. Le concept pour le sikhisme peut se traduire par : « bonne humeur », « être toujours positif », « aller de l'avant » par exemple. Chardi Kala reflète un état d'esprit basé sur le dévouement et la Volonté de Dieu. Il faut remplir ses obligations quelles que soient les difficultés. Suivre les trois piliers en fait partie. » (Wikipedia). Ici, vous voyez que la sadhana repose sur trois piliers édictés par Guru Nanak. Quand on les considère attentivement, ces trois piliers, on y retrouve les quatre piliers de La Voie, son agya. C'est normal, puisque guru Nanak était un maître-parfait de La Voie, de son vivant.

 

 

Le bonheur

 

 

La motivation pour faire la « seva » est donc de trouver un bonheur utile dans notre vie. Elle devrait être d'obéir aux préceptes du maître et de réaliser la raison d'être de la sadhana, mais un sikh (disciple) est avant tout un être-humain et les êtres humains aiment le bonheur, oubliant souvent la vraie raison d'être de leur vie.

 

Les psychologues s'accordent à dire que nous avons besoin de deux types de bonheur pour vivre pleinement notre vie. Le bonheur hédoniste dépend de facteurs externes tels que les compliments, les achats ou les voyages et le bonheur eudémonique (qui signifie bonheur ou bien-être en grec) provient de l'apprentissage d'une nouvelle compétence, du temps passé en famille ou de l'accomplissement d'un service communautaire. Les sikhs sont capables d'intégrer les deux.

 

Cela signifie-t-il que tous les Sikhs sont joyeux et donnent de la joie ? Certainement pas. La communauté a connu des excès. Il existe des problèmes aussi chez les Sikhs. Par exemple, la toxicomanie et les crimes liés à la drogue sont beaucoup plus élevés au Pendjab, patrie des sikhs, que dans les autres États indiens, selon l'enquête « The Punjab Opioid Dependence Survey », menée en 2015.

 

Les sikhs sont aussi imparfaits et aussi humains que le reste d'entre nous et je ne veux pas prétendre qu'ils sont meilleurs que le reste d'entre nous. Ils ne le sont pas. Cependant, les exhortations de leur foi et leur conditionnement font qu'ils sont plus nombreux que d'autres à faire le bien même si le christianisme nous pousse aussi vers les autres.

 

Dans le sikhisme, faire le bien devient une célébration et non un devoir. C'est son secret. C'est pourquoi Chandok réalise ses merveilleuses vidéos. Ou pourquoi les sikhs, présents lors des manifestations des agriculteurs indiens contre les nouvelles lois agricoles, ont nourri la police. De l'extérieur, ces actes de la « seva », selon le sikhisme, peuvent ressembler à de grands gestes désintéressés, mais en les pratiquant, on fait l'expérience de la tranquillité et d'une joie significative. C'est une solution aussi extraordinaire que simple.

 



samedi 24 juillet 2021

L’instant présent

L’instant présent



Il est écrit dans l'Évangile selon Jean « Au commencement était le Verbe et le Verbe était auprès de Dieu et le Verbe était Dieu » (1:1) Sri hans Yoganand ji a parlé, dans un texte (le secret de la parole), de ce Verbe, je vous invite à le lire, l'explication est très intéressante.

 

Il se trouve que le dernier satsang, que j'ai donné oralement à l'ashram, donnait une interprétation du mot « Verbe », un peu différente, sinon contradictoire. Le texte ici n'est pas une retranscription de ce satsang, mais s'en est inspiré. Pour revenir au mot « Verbe », je me souviens qu'il m’interpellait déjà.

 

Quand j'étais jeune et que je faisais partie d'une église chrétienne évangéliste, mais comme souvent, les paroles trouvées dans les Évangiles, répétées par les croyants, relevaient plus de l'incantation que de l'expression d'une notion bien comprise. Ce premier verset de l'évangile selon Jean, m'a toujours plu et un peu décontenancée aussi, jusqu'au jour où j'ai reçu la Révélation des techniques de La Voie, que j'ai pratiqué et compris ce qu'était ce Verbe (ou Parole, ou Saint-Nom).

 

 Il reste quand même le mot Verbe

 

La linguiste, en moi, a tout de suite pensé aux catégories grammaticales qu'on connaît tous, le nom, le verbe, l'adjectif, le pronom, etc. Mais quel est le rapport avec Dieu ? Aucun ? Si, sans doute. Le verbe est un élément essentiel de la phrase, car il permet, entre autres choses, de situer l'action dans le temps par sa conjugaison ; il est au passé, au présent ou au futur. Le verbe est donc lié au temps. Quand Dieu créa le monde, il créa le temps, l'espace, la matière... Même sans être physicienne, je ne crois pas me tromper de beaucoup. Avant le big-bang, il n'y avait pas de temps. Dieu n'est pas soumit au temps puisqu’il n'est jamais né et qu'il ne mourra jamais. " Le Tout n'a pas eu de commencement et n'aura pas de fin." (Tao-Te-King, extrait de 1.4)

 

L’instant est le moment où le temps n’existe pas


Il y a l'instant présent, qui est un des éléments du Tout, ou Dieu, ou Tao. Quand on est conscient de son Saint-Nom, par la pratique de la méditation qui porte ce nom, on est dans l'instant présent, obligatoirement. Une fois conscient du Saint-nom, donc de l'instant, on peut faire ce qu'on veut ; s'occuper de sa retraite, de ses vacances, de réserver un billet de spectacle, de prendre un rendez-vous pour se faire vacciner ou se souvenir du passé, puisqu'on est conscient de son essence. " Le Tout est depuis et pour toujours tout entier dans l'instant. " (Bhaktimàrga 1-1-11)

 

 

Je me souviens d'une femme qui m'avait raconté, il y a quelques années déjà, vivre dans l'instant présent et ne pas s'occuper du tout de ce qu'elle fera plus tard, même pas dans l'après-midi, alors que ses enfants lui demandaient ce qu'elle avait prévu de faire... Cela m'avait interloquée et je comprenais qu'il y avait l'instant présent, qui était dans la dimension du Tout, ou Dieu et qu'il y avait le temps des horlogers, celui des Hommes, qui leur servait à s'organiser. Dans la vie de tous les jours, il est impossible de ne vivre que dans l'instant ; nos devoirs nous obligent à nous préoccuper des choses, à les planifier. On peut aussi se souvenir de quelques moments heureux de notre passé, sans pour autant, cesser d'avoir conscience de l'instant.

 

 

Quand on est conscient du Saint-Nom, tout en faisant ce qu'on a à faire, alors on est dans l'instant parce que le Saint-Nom est dans l'instant. C'est ça le truc, on s'attache à l'instant présent, en s'attachant au Saint-Nom et ça, c'est possible de le faire tout en vaquant à ses occupations, en prévoyant un emploi du temps, un menu, un événement et en se souvenant du passé. C'est tellement évident, quand on sait comment faire ! Alors, on vit dans l'instant présent vraiment. " Celui qui connaît la cause de l'illusion du monde, profite des plaisirs du monde sans s'y perdre." (Bhagavad-Gitâ 2:46/le chant de l'éveillé 1.9)

 

 

L'âme, c'est nous et l'âme est hors du temps. Dans l'instant, l'âme trouve le repos dont elle a besoin. Dans la vie de tous les jours, on peut vivre dans l'instant, la vraie vie, par la conscience du Saint-Nom, quand on ne se laisse pas aller à ses pensées et à ses émotions. Mais rien n'empêche de s'intéresser à son avenir ni de se rappeler des souvenirs. " De l'univers, l'Un est le père, la mère, le soutien et l'aïeul, l'objet de la connaissance, le purificateur et le son primordial qui se répète. Il est également les hymnes, la danse et la dédication à l'autel. Il est le but, le soutien, le maître, le témoin, la demeure, le refuge et l'ami le plus cher, la création et l'annihilation, la base de toutes choses, le lieu de repos et l'éternelle semence. " (Bhagavad-Gitâ 9:17 et 18/le chant de l'éveillé 8.11)

 

 



lundi 19 juillet 2021

Mon vécu de la méditation

 


Mon vécu de la méditation
 

Avant de m'asseoir en méditation, souvent, j'entonne un chant dévotionnel (Bhajan, en sanskrit), comme « Twameva », afin de faire une coupure entre l'activité quotidienne et la méditation. Ensuite, je m'assois à mon « spot » de méditation, dans ma chambre, les volets et la porte fermés, sous un grand et léger drap dévolu à cet usage. Je m'installe de manière confortable, car je vais y rester longtemps, loin du monde et des bruits environnants. (portable éteint !)

 

« En un lieu sain et calme, installe-toi pour méditer. Ton coussin ne doit être ni trop haut, ni trop bas. Tu dois pouvoir tenir ta posture longtemps et sans douleur. En fixant tes pensées sur un unique point, comme on te l'a appris, maîtrise le mental et les sens. Le corps et la tête droits, le regard entre les sourcils, le mental soumis, tu dois méditer sur l'Unité et en faire le but ultime de ta vie. Ainsi, par la maîtrise du corps, du mental et de tes actes, oublie l'existence matérielle, le temps de la méditation, atteint ainsi l'Unité en toi. » (le chant de l'éveillé 5.6 ou Bhagavad-Gîtâ 6:11 à 15)

  

Je ferme les yeux. Je reste d'abord un moment immobile, jusqu'à ce que la pression redescende, que le rythme cardiaque s'apaise, que les muscles se détendent, que le train du mental commence à freiner, puis je pose mon attention sur ma respiration, sur les poumons qui se remplissent et se vident sans mon intervention, enfin une fois que le rythme respiratoire est calme et naturel, je commence à pratiquer la première des techniques qu'on m'a montrées lors de la Révélation ; la technique dite du « Saint-Nom ».

 

Les pensées viennent me tirer hors de l'Unité, mais peu importe, j'y reviens dès que possible et je me laisse porter par le souffle, les pensées se font de moins en moins prégnantes, je les entends toujours, mais je commence à ne plus m'y intéresser, le Saint-Nom prend de plus en plus de place et je passe petit-à-petit dans la méditation profonde, où les pensées ne me dérangent plus. J'y trouve un silence parfait, le temps semble s'arrêter, même la respiration semble disparaître, même si, évidemment, elle continue, mais je n'en ai plus conscience. Je suis dans la béatitude, dans la paix. Je reste là autant que je peux, mais le mental finit par reprendre le dessus.

 

Alors je passe à la technique suivante, celle de la musique. J'écoute le silence et j'entends peu à peu des sons qui ressemblent à des cloches (celles d'un troupeau de vaches, paissant dans les alpages, mais ça, c'est une interprétation liée à mes origines suisses !), plus que ces carillons, c'est une infinie douceur qui me caresse l'âme. Elle satisfait parfaitement son besoin profond. Je me sens comblée sans autre besoin que cette douceur du Saint-Nom. Là aussi, les pensées sont loin, mais elles reviennent de temps en temps me rappeler à elles, cela dépend de ma concentration et donc de ma soif.

 

Il y a encore une technique, celle de la lumière intérieure, que je fais parfois en même temps qu'une autre technique, celle du Nectar. Quoiqu'il en soit, voir briller en soi une lumière si pure, si parfaite, même comme une étoile vue de loin, me laisse toujours sans voix. Je me sens alors toute petite face à cet infini, à cette puissance douce et bienveillante. Je sais, en la contemplant, que c'est ma maison que c'est là d'où je viens et où je vais. Cette lumière, je ne la vois pas toujours, il faut que je sois dans une bonne posture intérieure, faite d'humilité, de simplicité, de détachement et de dévotion. Je prête parfois plus d'attention à mon corps et/ou à mon mental, à ses pensées, mais ce n'est pas grave. La lumière intérieure brille quand même, elle éclaire mon esprit.

 

La méditation, c'est un moment privilégié entre l'âme et le saint-Nom, sans interférence du mental. Les sens tournés vers l'intérieur ne sont plus sollicités par le monde phénoménal, il est alors possible de se détacher du mental et de plonger dans la profonde béatitude. Pour cela, il ne faut pas faire attention au corps, d'où l'importance d'être dans un bien-être physique optimal. (Se soigner, se laver, se nourrir correctement, dormir bien, etc. (voir les angas).

 

Il est bon également de ne pas faire attention aux lamentations et aux paroles du mental. On a les techniques et les quatre piliers pour être en mesure de garder le mental sous contrôle, dans la journée, pour ne pas souffrir (ce qui est déjà énorme) et en méditation formelle, pour aller le plus profondément possible, c'est pour cette raison que les techniques ne font pas appel au mental.

 

Tout va ensemble, tout se tient. La Voie est cohérente, logique et simple.

 

 




jeudi 15 juillet 2021

Vie avec et sans la vérité

 

Vie avec et sans la vérité


Simplicité vs complications

Plus je pratique et plus je recherche la simplicité tant en moi qu'en dehors de moi. Dans ma vie d’avant la Révélation et l'Observance assidue des principes de La Voie, j’avais tendance à voir les choses de manière compliquée et je voulais toujours faire plusieurs choses en même temps, ce qui ne manquait pas de peser sur le mental. Aujourd’hui, j’aime ce que beaucoup de gens trouvent mortelle ; la routine. J’aime ce qui me permet de rester dans la pratique de la technique dite du « Saint-Nom », tout au long de chaque journée et de goûter au calme et à la sérénité où me plonge cette pratique assidue. Il y a tant de choses qu’on peut simplifier, dans notre vie, pour faire de la place à la conscience du Saint-Nom !

 

« Dieu, ou L'Un, ou encore le Tao n'a pas besoin que vous soyez simple, c'est vous qui avez besoin d'être simple pour goûter, voir, entendre, percevoir, ressentir la paix-intérieure, Sa lumière, Sa Grâce, le bonheur d'en avoir conscience. » (La simplicité encore, satsang de Hans Yoganand)

 

 Humilité vs vanité

 

L'humilité n'est pas la modestie. Je sais que ce n'est pas facile à comprendre. Ceci dit, la modestie est une vertu favorable, elle aussi, à l'Observance. La vanité se manifestait chez moi, paradoxalement, par un manque d’estime de soi. Quand on passe son temps à se justifier, quand on se vexe, qu’on veut avoir raison à tout prix, que l'on considère que son avis est forcément le meilleur, on manque franchement d’humilité ! À force de pratiquer les quatre piliers de La Voie, l’humilité vient parce qu’on cesse de se considérer comme le personnage principale de notre vie et qu'on fréquente, régulièrement, ce qui est plus grand que nous.

 

« Être humble c'est se considérer sans se surestimer ni se sous-estimer, c’est-à-dire avoir une image de soi objective. Vous ne pouvez pas vous efforcer à l'humilité pour approfondir votre expérience spirituelle. C'est en approfondissant votre expérience spirituelle que vous devenez humble. L'humilité vient avec la lucidité et la lucidité vient avec l'approfondissement de sa conscience. » (L’humilité, vertu spirituelle, Hans Yoganand)


Détachement vs attachements


Ah le détachement ! Au fil de l'Observance, je me suis rendue compte que le vrai détachement, n’était pas ce que je croyais ! Quand on s’attache au Saint-Nom, par la pratique quotidienne et assidue des piliers de La Voie, on se détache automatiquement. L'attachement au Saint-Nom nous détache du reste. Au départ, on ne sait pas de quoi on doit se détacher et peu importe. Par moment, on a l’impression que des pans entiers de soi s’effondrent et après on se sent libéré, comme si le malheur du monde ne pesait plus sur nos épaules. C’est vraiment fantastique de vivre ça, mais c’est parfois douloureux au départ. La douleur cesse quand on accepte de lâcher-prise, de s’en remettre au Saint-Nom tout le temps, pour de vrai, en pratique et là ; on se détache.

 

« Il est malaisé de maîtriser un mental instable et capricieux. Le mental est fuyant, fébrile, puissant et tenace, l'asservir est plus ardu que de maîtriser le vent. On y parvient cependant par une pratique constante et par le détachement. » (Le chant de l’éveillé, 5.13 ou Bhagavad-Gîtâ 6:33 à 35)

 

Besoin vs désir

 

On a des besoins à satisfaire, ce qui est normal et on peut y trouver du plaisir, mais ce sont les désirs qui nous perdent. Je ne pensais pourtant pas avoir de grands désirs, avant d’être pratiquante, c’était plus pernicieux, car en fait, j’étais menée par des envies : envie de faire ou manque d'envie de faire. Quand on reste attaché au Saint-Nom, les désirs diminuent et surtout j’ai appris à ne plus me laisser aller à mes envies, c’est tellement libérateur ! Je me sens maître chez moi.

 

« Il ne faut pas confondre besoins et désirs. Satisfaire ses besoins est un devoir sacré. Les désirs c'est autre chose. Un désir chasse l'autre et on n'en voit jamais la fin. Parfois on croit que des besoins sont des désirs et vice-versa. Apprenez à faire la différence. » (Besoins et désirs par Hans Yoganand)

 

Sobriété vs excès

 

Quand on sait se contenter de peu, sans regret, sans frustration, on est heureux. Le quatrième pilier de La Voie, les angas, qui sont des préconisations qui aident la pratique des trois autres piliers, on parle de la sobriété et ce n’est pas pour rien. Lao-Tseu disait : « Nous valons plus que la gloire et la richesse. De grands désirs imposent de grands sacrifices. Plus vous possédez et plus vous avez à perdre. Celui qui n'a que peu de désirs, est à l'abri de la confusion. Celui qui ne veut pas s'élever, ne tombe jamais. » (Tao-Te-King, 2.44)


Routine vs vie trépidante


Avec une vie trépidante, toujours à la recherche d’excitations, de quelque chose à faire : sortir, culture, sport, shopping, voyage, etc. On croit remplir sa vie, mais au final, on reste vide. D’abord être comblé par le Saint-Nom et après, on peut voir si on a encore un intérêt pour toutes ces sortes de choses. Pour ma part, j’ai réduit mon appétit d'activités, mais c’est vrai que je pratique d'une manière un peu particulière, très engagée, alors forcément, les effets de la pratique sont plus radicaux aussi. Je préfère être tournée vers l’intérieur plutôt que vers l’extérieur, même si les deux en même temps sont possibles.

 

« La course aux plaisirs de la vie, pour se sentir vivant, la peur de la routine, vue comme mortifère, vous fait passer à côté du bonheur de l'instant. Les plaisirs  venus du dehors n'entrent pas en nous, ceux venus du dedans nous emplissent. » (Le voyage immobile, Hans Yoganand)

 

Devoirs, responsabilités vs fausse liberté

 

Il faut toujours assumer ses devoirs sans discuter, sans se poser de questions, sans tergiverser et avec bonne humeur, c’est primordial ! La satisfaction du devoir accompli ressemble à la sensation que l'on a, dans la poitrine, comme un « sourire-intérieur » qui s'ouvre, quand on a conscience du Saint-Nom. Quand les devoirs sont accomplis dans la conscience du Saint-Nom, c’est une satisfaction au carré.

 

« Parmi les actes de dédication, ceux que l'on accomplit par devoir, selon les règles de la connaissance, dans l'Observance de la sadhana et sans attendre de fruit en retour, appartiennent à l'harmonie de l'Unité et sont l’apanage des êtres de Sattva. » (Le chant de l’éveillé, 15.9 ou Bhagavad-Gîtâ, 17:11 )

 

Paix intérieure vs souffrance

 

C’est beau, c’est à volonté, c’est toujours là ! Avec la conscience du Saint-Nom, la paix est possible. Rester dans la confusion d'un mental hors de contrôle c'est tant de souffrances !

 

 Connaissance révélée vs connaissances livresques

 

 

Je n’ai plus du tout ni envie, ni besoin de lire à propos de la spiritualité, de dieu, de méditation, de je ne sais quoi du genre. Je ne cherche plus, j’ai trouvé et c’est rassurant, c’est libérateur. Plus de croyance mais une connaissance vraie, intime de la présence de Dieu, de sa vérité.

 

« L'éveillé reste dans l'Unité et les vrais chercheurs viennent à lui. Il ne les domine pas et leur donne la connaissance de la véritable paix et de la liberté. Lorsque la vérité sort de la bouche de l'éveillé, elle est fade pour celui qui veut le plaisir des sens et de la vanité et cette vérité, il la regarde, mais ne la voit pas, il l'écoute sans l'entendre. Qui puise la vérité a puisé l'inépuisable. » (Tao-Te-King, 1.35)

 

Maîtrise du mental vs émotions et pulsions

 

Ouïe, ce n’est pas évident… Mais il n'y a rien de bon à rester sans maîtrise du mental ; on reste dans la confusion, alors la paix intérieure n'est pas possible. C’est la base, on fait comme on peut, du mieux qu’on peut, mais la maîtrise du mental est la base. Nous ne sommes pas capables de maîtriser le mental, alors on laisse ça au Saint-Nom par l'Observance des quatre piliers de La Voie, en particulier le service. On trouve dès le début du Yogasûtra (1.2), un aphorisme à ce sujet : « La liberté est l'indifférence aux variations du mental.»

 

Unité vs dualité

 

Quand on a conscience du Saint-Nom, on est dans l’unité. Hors de la conscience de l'Unité c'est la dualité, et l'âme souffre... L'âme, c'est nous ! Dès qu’on est conscient, on est au bon endroit. Il s’agit quand même de savoir comment faire, pour avoir cette conscience. Sur La Voie, on a la Révélation et la Sadhana ou agya. « Le Tout, l'Unité est un vide inépuisable, l'essence de tous les êtres vivants. Éternellement, l'Unité, ramène tout à elle. Le Tout n'a pas eu de commencement et n'aura pas de fin. » (Lao-Tseu, Tao-Te-King, 1.4)

 

Harmonie vs confusion

 

L'harmonie est toujours partout. Avoir conscience de l’harmonie du Tout en dedans et en dehors et se rendre compte qu’il n’y a pas de frontière entre les choses et les êtres, c’est ça réaliser. Jésus disait à ce sujet  : « Commencez par vous placer en Lui. N’allez pas dans la dualité car, en vérité, il n’y a pas de frontière. Seuls les yeux créent la frontière parce qu’ils ne voient pas ce qui unit les choses et qui est en elles. » (L’évangile de Jésus 21.14)

 

Grâce et Guidance vs karma

 

Le karma, ou loi d'action-réaction, soit on subit, en réaction à nos pensées, nos paroles et nos actes, soit on est dans la guidance et on ne subit plus le karma. Quand on observe les quatre piliers, on est dans un paradigme différent et on voit, on remarque la Grâce dans nos vies. On ne se pose plus de questions sur l’avenir, on a remis les rênes de sa vie au Saint-Nom et la Grâce s’occupe de nous … c’est pour de vrai ! Même si le mental s'obstine à avoir des doutes malgré toutes les preuves qu'on a déjà reçues.

 

« Agis toujours en consacrant tes actes au Créateur, absorbant tes pensées en Lui, libre de toute indolence et de toute motivation égocentrique. Celui qui remplit son devoir, selon ces instructions et qui suit cet enseignement avec foi, libéré de ses désirs, celui-là se libère des chaînes des conséquences. Les envieux qui négligent d'appliquer cet enseignement sont illusionnés, privés de la connaissance, voués à l'ignorance et à la servitude. » (Le chant de l’éveillé, 2.7 ou Bhagavad-Gîtâ, 3: 30 à 32)

 

Accomplissement du sens de la vie vs recherche de la vérité

 

Depuis que j’ai reçu la Révélation des techniques de La Voie et que j'observe ses piliers, j’ai compris le sens de ma vie, je sais quel est son but et je travaille, jour après jour, à l'atteindre en observant les quatre piliers. Je n’ai plus besoin de chercher, de me poser des questions. J’ai la réponse qui efface toutes les questions. « La raison de ta vie est de revenir au Tout en toute conscience et liberté comme le fils du livre est revenu chez son père » (Bhaktimàrga, 1.3.14)