La source qui étanche la soif

Il ne suffit pas d'avoir soif, encore faut-il boire.







Je me rends bien compte que la seule chose que je suis capable de faire est de me laisser déborder par le Saint-Nom, de me laisser faire, laisser aimer, prendre par cette force qui est tellement au-dessus de tout que moi, je ne peux rien faire. Je suis trop petite, trop faible pour croire que je suis capable de faire par moi-même ! 

Quand on comprend qu'il s'agit d'ouvrir les poings et d'appeler au secours, quel soulagement ! Evidemment sur la Voie, on a le moyen d'appeler au secours par l'Observance de l'Agya et en nous soumettant à cette pratique en remettant toujours notre Conscience en Lui, c'est le moyen le plus sûr et le plus efficace pour lâcher-prise et s'en remettre à Lui. 

Ce n'est pas si évident à mettre en pratique même quand on est Marcheur sur la Voie, on a de vieilles habitudes comme de vouloir garder les rênes, de vouloir contrôler parce que c'est comme ça qu'on a vécu jusqu'alors, ce n'est pas aussi évident de lâcher le volant du jour au lendemain même en sachant comment faire. Pour certains ce sera plus rapide pour d'autres il faudra plus de temps. Chaque Marcheur est différent.

Cette prise de conscience qu'il s'agir en fin de compte de lâcher-prise, d'accepter et qu'en lâchant-prise en s'attachant au Saint-Nom, on se détache du reste et qu'il n'y a que ça qui est essentiel, le Saint-Nom tout le temps. C'est lui qui m'importe le plus dans mon existence et tant pis si d'autres peuvent penser que c'est un peu borné.

Tout le monde dit que grande est La Voie que j'enseigne mais que je ressemble à un homme borné. C'est justement parce que grande est La Voie que je suis borné. Quant à ceux qu'on appelle éclairés, leur médiocrité est connue depuis longtemps ! (Tao-Te-King verset 67)

C'est ainsi, quand on connaît le Saint-Nom et qu'on y plonge sa Conscience systématiquement tous les jours, on se rend bien compte que c'est le bon endroit et que c'est là qu'il faut être pour vivre pleinement et entièrement

Pourquoi chercher autre chose ? Perdre du temps et de l'énergie à s'intéresser à d'autres pratiques, à partager, à lire ? C'est vain. Ce qui compte pour moi est de rester le plus rassemblée possible, le plus unie possible à cette chose immuable qui est en moi. Quand on l'a trouvée, on n'a pas tellement envie de la lâcher et pourtant c'est tellement vite arrivé !

C'est tellement facile de sortir de soi, de s'éparpiller, de laisser un peu de sa conscience partout, de se retrouver écarteler et de ne plus savoir où on est. Quand on fait cette expérience d'être uni, rassemblé, juste droit au bon endroit, on  n'a pas envie d'en sortir.

L'âme doit commander au mental et le corps doit s'accorder à l'âme. Si l'homme reste centré, il pourra conserver la Conscience du Tao. S'il garde sa force vitale sous contrôle il pourra être comme un nouveau-né. (Tao-Te-King verset 10)

C'est tellement satisfaisant ! je suis pleine de cette Paix et de cet Amour. Je n'ai plus la place pour d'autres désirs, je n'ai pas besoin d'autre chose que d'être là dans la Béatitude et de goûter à ces fruits.

Et si ma fois, le moyen pour être dans cet état de conscience est de pratiquer, d'observer l'Agya qui englobe avec ses trois pieds l'ensemble de la journée et bien je m'y plie avec grand bonheur et une joie renouvelée à chaque jour.

Cela peut paraître un peu sectaire vu de l'extérieur quand on est chercheur et qu'on cherche et encore plus quand on est chercheur professionnel et qu'on n'a en fait pas envie de trouver, ça peut paraître bizarre.

Mais quand on a très envie de sortir de sa souffrance, de ses questionnements sans fin et sans réponse, de ses doutes, de ses peurs qu'on en a marre parce qu'on a passé des vies à tourner en rond, à un moment donné ça suffit  !

La Voie s'offre là comme depuis toujours, on s'aperçoit que ce n'est peut-être pas si faux que ça et on commence à s'y intéresser et finalement à y marcher, on est bouleversé par ce qu'on y trouve.


La Grâce, la Béatitude sont des choses qui se vivent, qui ne s'expliquent pas. Dire que c'est beau, magnifique ce n'est pas suffisant, sans doute que d'autres personnes peuvent dire la même chose de leur pratique. C'est quand on est plongé dedans jusqu'au cou qu'on s'aperçoit de la pureté, de la perfection, de l'harmonie que cette Voie apporte dans cette existence.

La remise en place, au bon endroit de notre Conscience, c'est fondamental. Que puis-je dire de plus ? Sinon, d'inviter ceux qui ont soif mais qui ne s'en rendent pas encore compte. Que leur soif est à fleur de conscience, cachée sous la brume et qu'elle ne demande qu'à s'ouvrir et s'épanouir.

Pouvoir retrouver enfin la source, le début et la fin.

Satsang sur le même thème écris par le maître de la voie

















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