Il faut savoir raison garder


Un équilibre fragile

Quand on est pratiquant de la Voie, on est en équilibre entre l’intérieur et l’extérieur et cela semble parfois difficile, fragile, on est sans cesse projeté à l’extérieur alors qu’on aurait plus envie d’être à l’intérieur ou au contraire on est trop à l’intérieur et on n’a plus pied les pieds sur terre ce qui n'est pas souhaitable non plus dans une vie spirituelle globale et complète comme le propose la pratique de la Voie.
Et puis, je vois par mon expérience qu’au fil du temps cet équilibre devient un peu plus la norme, un peu plus facile, évident non pas tant parce que le fil entre l’intérieur et l’extérieur serait plus gros mais bien plus parce que je me rends compte qu’il n’y a pas de césure entre l’intérieur et l’extérieur, qu’il s’agit d’un même continuum et je n’ai plus peur, même inconsciemment, de perdre l’équilibre.
Je suis de l’intérieur et de l’extérieur en même temps et c’est tellement plus simple que de chercher à marcher comme un funambule !
Il y a une vertu de l’agya (il s'agit d'une ligne de conduite pour les pratiquants en plus des 3 piliers de la pratique)  qui aide à cet équilibre, c’est la sobriété qui va de paire avec la simplicité d'ailleurs.

c) La sobriété est essentielle en tout : pour ce qui concerne la nourriture, l'alcool, le jeu, les substances psycho-actives, les plaisirs de toutes sortes, les paroles. L'excès en tout nuit. Le fait d'exercer la tempérance favorise la maîtrise de votre volonté sur votre mental, vos désirs, vos pulsions. Les plaisirs ne sont pas à proscrire mais la maîtrise est nécessaire. Cette maîtrise se retrouvera dans la méditation.


En fait, on parle de la voie du milieu, une des raisons, c’est bien parce qu’on évite les excès d’un côté ou d’un autre, c’est vrai quand j’y pense maintenant en donnant ce satsang, les excès viennent bien souvent d’un mental hors de contrôle !
J’ai toujours été quelqu’un de raisonnable comme on dit, déjà enfant même, en fait c’est une sacré vertu !! C’est ça la sobriété, être raisonnable dans ce qu’on dit ou écrit, ce qu’on fait, ce qu’on veut, ce qu’on mange etc.
Il n’est pas interdit d’avoir des plaisirs sur la Voie, même pour une premie d’ashram mais c’est toujours une question de sobriété, d’être raisonnable… et je ne parle pas seulement d’un point de vue économique même si c’est bien souvent un sujet important aussi.
Quand on est raisonnable, on ne se laisse pas prendre par le faux-égo. On se maîtrise… on peut manger une glace, ou boire un apéro, pourquoi pas mais tous les jours et vider une bouteille en peu de temps ou le pot de glace en une soirée… ce n’est pas raisonnable. Il y a tant de choses même dans une vie aussi simple que celle de l'ashram où on peut mettre en pratique cette sobriété, cette maîtrise du mental dans les choses concrètes de la vie quotidienne. Et j'aime ça pour ma part, maîtriser mon mental dans la vie quotidienne, me mettre à l'épreuve de la dualité en quelque sorte. 
Voilà ce qui caractérise aussi la vie d’une premie d’ashram : la sobriété, pas trop mais pas trop peu non plus, juste au milieu et si on ne sait pas où est le milieu alors on a toujours le guide pour nous le dire.
De plus pour moi qui ai prononcé des vœux monastiques, la pauvreté c'est aussi la sobriété de manière plus absolue non pas dans l'extrême mais justement dans la recherche du juste milieu, de l'équilibre, de la maîtrise.

Satsang sur le même sujet écrits par Sri Hans Yoganand ji

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