Se détacher de ses pensées



Le guide de la Voie dit souvent qu'il y a quelque chose en nous qui n'aime pas du tout la Lumière, la Vérité, qui nous en sépare. Avant d'avoir reçu la Révélation, quand on est même déjà aspirant, ou seulement postulant, il arrive qu'on ait peur et qu'on trouve des excuses pour ne pas s'engager, ne pas demander la Révélation. Cela peut prendre toutes sortes de formes selon les habitudes et les penchants de chacun. Simplement « Je laisse faire », « Je n'ai pas le temps maintenant ».... il y a des choses qu'on met entre soi et la Révélation qui peuvent paraître tout à fait logiques et acceptables mais qui nous séparent de cette Vérité et puis quand l'appel devient trop fort, on finit par la demander cette Révélation !


Ensuite, il y a encore la peur de la Lumière et de continuer à pratiquer avec constance parce que cette chose-là en nous n'aime pas ça. Alors ce n'est plus de recevoir la Révélation puisque ce pas a été fait mais des choses qui nous font dévier de la pratique assidue et constante. Cela peut concerner un pilier ou l'autre, ça dépend de chacun. Pour l'un ce sera plus difficile d'avoir du satsang, pour l'autre ce sera d'être dans le Service même si bien sûr, les circonstances de son existence peuvent être plus ou moins favorables. Ici, avec une routine bien encadrée et une activité professionnelle tranquille, c'est plus facile évidemment. Il n'empêche qu'il faut le faire, se mettre dedans tous les jours et à chaque instant sans trouver d'excuse. C'est aussi de revenir à la pratique quand on en est sorti sans avoir de pensées comme de la culpabilité, en se demandant pourquoi on en est sorti, qu'on ne mérite pas d'y retourner, que ça ne vaut plus la peine parce que c'est déjà 17 heures etc. c'est toujours pareil, c'est pour nous séparer du Saint-Nom, de cette Vérité.


C'est pareil pour la méditation formelle : je suis trop fatigué, pas en forme, pas envie, maintenant ce n'est pas le moment, je n'ai pas été assez dans le Service etc. On peut trouver des excuses autant qu'on veut pour ne pas pratiquer. C'est le but de cette chose qui nous sépare de la Vérité.


Plus on fait l'expérience de la Paix, plus l'expérience est profonde et longue, plus on en a soif parce qu'on se rend compte que c'est le seul endroit où il faut être et que c'est merveilleux. On ne tient plus compte de ses pensées, de ses excuses qui nous viennent, on s'en fiche, on leur tourne le dos et on se plonge avec délectation dans la pratique.


Plus on le fait, plus c'est facile parce qu'on les voit arriver avec leur gros sabots, ces excuses. Il s'agit juste de pratiquer avec constance. Il y a des jours, on ça marche moins bien, des jours où on est moins dans le Service, de lire un satsang nous casse les pieds, mais si on n'écoute pas cette mésenvie, cette peine qu'on a à pratiquer, c'est la constance qui compte en faisant de son mieux.


Parfois, il m'arrive de passer deux heures à méditer sans m'en rendre compte et parfois je n'y passe que quelques instants et c'est la galère !


L'important est de ne pas écouter ses pensées, il est important de fermer les yeux et de se remettre dans le petit nid douillet du Saint-Nom et de se rendre compte que les excuses étaient bidon. On peut pratiquer avec plus ou moins de facilité et de résultat.

Ce ne sont pas les résultats au moment où on est en train de pratiquer qui comptent mais c'est dans le temps que les résultats se remarquent. Et peu importe, la posture de détachement, du non-agir fait qu'on ne devrait pas s'attacher au résultat mais qu'on pratique parce qu'on sait que c'est la bonne pratique, la bonne démarche et on redevient l'enfant de son père.


Il y a parfois des bulles qui viennent exploser à la surface de la conscience et c'est merveilleux ! C'est la pratique constante qui le permet. Quand on pratique avec dévotion, ces bulles sont de plus en plus fréquentes et même présentes toute la journée !

Satsang sur le même thème écrits par le guide de la Voie Sri Hang Yoganand ji :

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